Les Français menés 2-0 allaient, dans les dernières minutes de jeu, accrocher un match nul honorable face au futur finaliste de l'Euro 96, par un doublé salvateur d'un jeune inconnu, mais prometteur, entré à la fin du match, un certain Zinédine Zidane...
Pour l'anecdote, mon premier souvenir footballistique correspond donc au premier faît de gloire de notre Zizou national et s'inscrit en préambule du sujet que je souhaite évoquer aujourd'hui, à savoir ma passion pour le football, que je pense partager avec quelques-uns d'entre vous...
Depuis ce fameux match, j'ai toujours été passionné par ce sport, qui pour beaucoup reste un fabuleux générateur d'émotions et de rassemblement, comme en témoigne l'engouement populaire pendant la période faste de l'équipe de France auréolée de la coupe du monde et du championnat d'Europe (quels souvenirs...!!!).
Un vrai supporter, auquel je m'associe, ne regarde pas un match de football, il le vit...
Il ne peut rester neutre et serein face au déroulement de la partie et ressent un certain stress se traduisant par les cris ("waaaaaaiiiiisss!!!", "fraaaaaaaappppeee !!!") , par les gueulantes ("Lâche ta balle, putain !!!", "Mais quelle chèvre !!!"), et surtout, bien souvent, par une incroyable mauvaise foi face à l'arbitrage ("mais ya faute, putain !!!", "Ya péno, merde !!!") qu'il juge constamment en la défaveur de son équipe (et parfois à juste titre tout de même...).
En ce point, certains détracteurs le perçoivent, à tord, comme un beauf car de plus , il aime à regarder les matchs en compagnie de ses amis et partager en toute convivialité un précieux breuvage à base de levure, d'eau, de malt et de houblon, autrement appelé bière...
Le résultat d'une rencontre a souvent une grande influence sur l'humeur de ce dernier, qui pendant 90 minutes au minimum est quelque peu déconnecté du monde réel, dès lors que l'enjeu du match est jugé d'importance.
Car tout bon passionné qui se respecte a son club de coeur, souvent conditionné par sa position géographique, auquel il reste fidèle quelque soit la situation actuelle de celui-ci, et qu'il perçoit sans objectivité comme le plus populaire, le plus historique, le mieux soutenu...
Il prend souvent un plaisir non dissimulé à chambrer les supporters adverses lors d'une contre-performance de leurs équipes, et tout prétexte est jugé bon pour s'adonner à la moquerie, dans une ambiance qui se veut bon enfant. C'est par la maîtrise de ce dernier point que l'on différencie un supporter, qui vient regarder un spectacle en famille ou entre amis, d' un hooligan, un voyou, un vandale (un con fini en somme) qui se rend au stade pour foutre la merde quelque soit la manière, quelque soit le déroulement du match, et contribue par sa connerie à porter préjudice à l'image du football, du faît qu' il prétend légitimiser ses actes par un excès de passion...
Ce climat d'insécurité et les bagarres entre "supporters" aux abords des enceintes de fooball nous fait petit à petit oublier que le foot n'est qu'un jeu, et que d'un score, si défavorable soit-il, ne dépend pas une vie...
Pour conclure, le lobby publicitaire / marketing / télévisuel a également contribuer à dénaturer progressivement les valeurs de ce sport, qui se chiffrent désormais en milliards d'Euros, et à faire la part belle aux clubs les plus fortunés au détriment des plus modestes, comme en témoigne la réforme de la Coupe d'Europe des clubs Champions (au profit de la très lucrative Champion's League) à laquelle ne peuvent plus espérer participer les champions des pays moins favorisés, à moins de passer 27 tours de qualifications !!!
En ce sens, le monde de football reflète tout simplement le monde actuel, mais il demeure néanmoins une passion immodérée pour des millions d'individus, et contribue à procurer des joies intenses et à faire quelque fois oublier la réalité du quotidien...
Pour illustrer mes propos sur le rendu émotionnel du football, cette petite vidéo se rappellera à votre bon souvenir... J'en ai encore des frissons, bien des années plus tard !

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire